Le Canada a déjà sa place en demi-finale à la Coupe Hlinka-Gretzky 2026, mais l’essentiel commence maintenant. Après deux victoires nettes contre la Suisse et la Slovaquie, l’équipe termine la ronde préliminaire contre la Suède, mercredi 5 août, au Rogers Place d’Edmonton.
La mise au jeu est prévue à 17 h, heure des Rocheuses, soit 19 h, heure de l’Est. Grâce à ses six points, le Canada est assuré de finir au premier rang du groupe A, peu importe le résultat du dernier match.
Ce contexte enlève un peu de tension au duel, sans lui retirer son utilité. Contre un adversaire encore en quête d’une place en phase éliminatoire, le Canada obtient un test sérieux avant les matchs sans retour.
Un départ canadien sans détour
Le premier match du tournoi a donné le ton. Le Canada a battu la Suisse 7-3 après une première période dominante, marquée par cinq buts et un rythme que les Suisses n’ont jamais réussi à casser. Le total des tirs, 48-25, montre aussi à quel point les Canadiens ont contrôlé la rencontre.
Liam Pue a mené l’offensive avec deux buts. Brock England, Camryn Warren, Ryerson Edgar et Benjamin Veitch ont aussi noirci la feuille de pointage. England a ensuite ajouté un but en désavantage numérique en troisième période pour compléter sa soirée de deux filets.
La suite a été encore plus tranchante contre la Slovaquie, dans une victoire de 6-1 qui a confirmé la profondeur de l’équipe.
- Kayden Stroeder a inscrit deux buts.
- Landon DuPont, Warren, Edgar et Pue ont aussi marqué.
- Le Canada a dirigé 48 tirs vers le filet adverse.
- Leif Oaten a repoussé 12 des 13 tirs reçus.
Après ces deux rencontres, Pue, Edgar et Warren comptaient chacun quatre points, ce qui les plaçait parmi les meilleurs producteurs du tournoi. Maddox Schultz avait pour sa part récolté quatre passes. La contribution vient de partout, et c’est ce qui rend cette formation difficile à freiner.
La Suède offre un dernier réglage utile
La Suède arrive au rendez-vous avec davantage d’enjeux immédiats. Elle a vaincu la Slovaquie 4-3, puis perdu 7-6 dans un match ouvert contre la Suisse. Pour rester dans la course, elle doit obtenir un résultat contre le Canada.
Les deux équipes s’étaient déjà croisées en préparation, et le Canada l’avait emporté 3-1. La rencontre de mercredi devrait toutefois être plus représentative, parce qu’elle compte vraiment dans le classement.
La Suède n’est pas un simple passage obligé. Son attaque a déjà montré qu’elle pouvait marquer en série. Dorian Eklund Aspe avait quatre points avant le duel, tandis qu’Oliver Sundberg et Milan Sundstrom avaient chacun deux buts en deux matchs.
Pour le Canada, ce match sert surtout à garder le tempo. Ryan Oulahen peut y tester des combinaisons, répartir le temps de glace et préparer son groupe à un hockey plus serré pour la suite du tournoi. Il faisait partie du personnel d’entraîneurs lors du triomphe canadien à Edmonton en 2024, et il dirige maintenant l’équipe comme entraîneur-chef.
Les partisans verront aussi si le Canada peut maintenir sa discipline sans relâcher son intensité, un détail important avant les demi-finales.
La route vers les médailles reste ouverte
En terminant au sommet du groupe A, le Canada affrontera le deuxième du groupe B en demi-finale vendredi. Le format est simple : premier du groupe A contre deuxième du groupe B, puis premier du groupe B contre deuxième du groupe A. Les gagnants accèdent à la finale, les autres jouent pour le bronze.
Après deux matchs, les États-Unis occupaient la première place du groupe B. La Tchéquie et la Finlande suivaient avec trois points chacune, alors que l’Allemagne n’avait toujours aucun point. L’identité de l’adversaire canadien sera donc connue seulement après les derniers résultats de la ronde préliminaire.
Le risque de surprise demeure bien réel. En 2025, le Canada avait aussi traversé la phase de groupes sans faute avant de s’incliner 4-3 contre les États-Unis en tirs de barrage en demi-finale. L’équipe avait ensuite rebondi avec une victoire contre la Finlande pour le bronze, mais l’élan vers l’or s’était arrêté là.
À ce niveau, un bon départ aide, mais il ne protège pas contre une mauvaise soirée en élimination directe.
Le groupe actuel connaît donc l’avertissement. La ronde préliminaire peut donner confiance, mais la vraie mesure d’une équipe se trouve dans sa réaction quand chaque erreur devient coûteuse.
Une tradition canadienne qui impose l’or
La pression n’est pas nouvelle dans ce tournoi. Depuis le début de la compétition en 1991, le Canada a remporté 25 des 34 médailles d’or estivales chez les moins de 18 ans. Le pays a aussi signé deux longues séries de domination, avec sept titres consécutifs de 1996 à 2002, puis huit autres de 2008 à 2015.
Quand le tournoi se joue en Alberta, les attentes montent encore d’un cran. Avant 2026, le Canada avait gagné l’or lors des trois dernières éditions disputées dans la province : Edmonton et Red Deer en 2018, Red Deer en 2022 et Edmonton en 2024.
La finale de 2024, remportée 2-1 contre la Tchéquie au Rogers Place, rappelle à quel point l’avantage du terrain peut compter. Une autre médaille d’or cette année prolongerait cette série parfaite en Alberta et confirmerait un 26e titre estival des moins de 18 ans.
Plus qu’un tournoi, une vitrine
La Coupe Hlinka-Gretzky sert souvent de premier grand écran international pour les jeunes joueurs qui approchent du repêchage de la LNH. Le tournoi rassemble plusieurs des meilleurs talents de moins de 18 ans de huit grandes nations de hockey, dans un contexte où les clubs et les écoles ne limitent pas encore les effectifs comme plus tard dans l’année.
Pour les amateurs canadiens, cela donne une double lecture aux matchs. D’un côté, l’équipe vise une autre médaille d’or. De l’autre, plusieurs noms commencent à prendre de l’importance dans le portrait du prochain hockey professionnel.
- DuPont attire déjà beaucoup d’attention.
- Pue a été l’un des attaquants les plus productifs.
- Edgar et Warren ont aussi élevé leur profil.
- Schultz et Stroeder ont ajouté de la profondeur au tableau offensif.
La demi-finale offrira à ce groupe une première vraie expérience d’un match à élimination directe. C’est souvent là que les jeunes espoirs découvrent la vitesse mentale et la pression d’un hockey où tout se joue sur quelques détails.
La semaine décisive du hockey canadien
Le match contre la Suède retiendra l’attention, mais c’est la fin de semaine qui fixera vraiment l’histoire du tournoi. Les demi-finales auront lieu vendredi 7 août, puis les matchs pour les médailles de bronze et d’or suivront samedi 8 août. La finale commencera à 17 h, heure des Rocheuses.
TSN et RDS diffuseront les matchs préliminaires, les demi-finales et les rencontres de médaille présentées au Rogers Place.
Le Canada a déjà rempli la première partie de son contrat en terminant premier de son groupe. La suite demande de transformer cette avance en résultats concrets, contre des adversaires qui ne laisseront plus autant d’espace.
Si l’équipe répète sa vitesse, sa profondeur et sa pression en territoire adverse, elle peut se replacer au cœur de la course à l’or. Si elle baisse d’un cran, le souvenir de 2025 montre à quel point le tournoi peut basculer rapidement.






