Coupe du monde 2026 | Groupe G, 2e journée
21 juin 2026 à 21 h heure centrale | Stade de Los Angeles
À suivre au Canada : CTV, TSN, TSN+ | En version française : RDS, RDS2
Après une première journée de plus en plus serrée dans l’histoire de la Coupe du monde, le Groupe G est enlisé dans une impasse totale. La Belgique, l’Iran, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande sont tous à un point, séparés par rien d’autre que l’ordre alphabétique et la différence de buts. Le choc prévu dimanche entre la Belgique et l’Iran au Stade de Los Angeles est le match qui pourrait enfin faire éclater le groupe — ou le laisser emmêlé jusqu’à la dernière journée chaotique.
Pour les amateurs canadiens qui ont vu leur propre équipe arracher un point précieux contre le Mexique lors de la première journée, ce match mérite d’être encerclé au calendrier. Le coup d’envoi est à 21 h, en plein milieu de votre soirée de dimanche — et la partie d’échecs tactique entre deux équipes désespérées promet d’être captivante.
Comment le Groupe G est devenu une impasse
Le match d’ouverture de la Belgique à Seattle a été un avertissement sur les dangers de la complaisance au plus haut niveau. L’équipe de Rudi Garcia a contrôlé la possession contre l’Égypte, mais s’est retrouvée menée après une frappe spectaculaire d’Emam Ashour à 20 mètres à la 19e minute. Les Diables rouges ont semblé amorphes jusqu’à ce que Garcia fasse le geste décisif : faire entrer Romelu Lukaku à la 66e minute. Vingt-deux secondes plus tard — oui, 22 secondes — la présence de Lukaku dans la surface a semé suffisamment de panique pour que Mohamed Hany envoie le ballon dans son propre filet sur un centre de Thomas Meunier. La Belgique a poussé pour un but gagnant qui n’est jamais venu, se contentant d’un 1-1.
L’histoire de l’Iran était encore plus chargée. Jouant sous l’ombre du conflit américano-iranien en cours, avec 11 officiels non joueurs bloqués à l’entrée du pays et un camp d’entraînement relocalisé au Mexique en raison de complications de visas, le Team Melli a foulé la pelouse de ce même Stade de Los Angeles où il jouera dimanche. L’Iran a été mené à deux reprises par le doublé d’Elijah Just, attaquant de Motherwell, mais a réussi à revenir les deux fois — Ramin Rezaeian égalisant juste après la demi-heure avec une finition d’opportuniste, puis Mohammad Mohebbi dirigeant de la tête un centre millimétré de Rezaeian sur le poteau rentrant en deuxième demie pour arracher un 2-2. La résilience était indéniable.
Les 4 points clés à surveiller pendant le match
Voici les éléments essentiels qui pourraient décider du sort de ce match entre la Belgique et l’Iran :
- Kevin De Bruyne face au bloc défensif iranien. Le maestro de Manchester City, 34 ans, a touché l’extérieur du poteau sur un coup franc contre l’Égypte et a déclenché le premier tir cadré de la Belgique, mais il a été largement contenu en première demie. L’Iran va se positionner plus bas et plus compact que l’Égypte, cherchant à couper les lignes de passe vers le trio offensif. Si De Bruyne trouve des espaces entre les lignes, la Belgique se créera des occasions. Si l’Iran réussis à le pousser sur les côtés et à ralentir la circulation du ballon, il aura une chance de frustrer les Diables rouges de la même manière qu’il a absorbé la pression néo-zélandaise avant de frapper en contre.
- Le rôle de titulaire de Lukaku. Après son entrée fracassante de 22 secondes contre l’Égypte, la question n’est pas de savoir si Lukaku sera titulaire dimanche — c’est de comprendre comment sa présence change toute la configuration belge dès le coup d’envoi. Garcia a peut-être appris à ses dépens que garder son meilleur buteur de tous les temps sur le banc est un luxe qu’il ne peut pas se permettre dans un groupe aussi serré.
- La menace iranienne sur coups de pied arrêtés. Les deux buts de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande sont venus de séquences bien travaillées avec des centres dans la surface. Rezaeian a été impliqué dans tout ce qui était dangereux pour le Team Melli — un but et une passe décisive — et ses centres du côté droit pourraient poser des problèmes à une défense belge qui a semblé vulnérable sur les services directs contre l’Égypte.
- L’ambiance électrique. Los Angeles abrite l’une des plus grandes communautés de la diaspora iranienne au monde. La foule lors du match d’ouverture de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande a dépassé les 70 000 spectateurs, et l’ambiance était électrique — et politiquement chargée. On peut s’attendre à un mur de bruit dimanche qui pourrait donner à l’Iran un avantage quasi local dont peu d’autres équipes profiteront dans ce tournoi.
Le portrait d’ensemble de la Belgique
Pour la Belgique, c’est bien plus que le Groupe G. Après leur élimination humiliante en phase de groupes au Qatar en 2022, cette équipe a quelque chose à prouver. De Bruyne, Lukaku, Thibaut Courtois et Youri Tielemans ont tous dépassé la trentaine, et tout le monde dans le camp belge sait que c’est probablement la dernière danse de la génération dorée. Un deuxième match nul les garderait en vie, mais une défaite ici — contre une équipe qui n’a jamais dépassé la phase de groupes en sept participations à la Coupe du monde — serait catastrophique.
Le calcul libérateur pour l’Iran
Pour l’Iran, le calcul est plus simple et plus libérateur. Ils n’ont rien à perdre. Un nul les maintient dans la course. Une victoire, et ils seraient au bord de l’histoire en atteignant la phase éliminatoire pour la première fois. Tout ce qui entoure leur tournoi jusqu’ici — les turbulences hors terrain, les batailles de visas, la remontée à deux reprises contre la Nouvelle-Zélande — suggère une équipe qui se nourrit de l’adversité.
Notre prédiction pour ce match crucial
La Belgique possède la profondeur de banc supérieure, les plus grands noms et la flexibilité tactique pour briser une défense compacte — mais elle doit le montrer dès la première minute, pas à la 66e. L’Iran va rendre ce match inconfortable, va jouer bas, va chercher Rezaeian pour centrer depuis le côté, et va surfer sur l’énergie d’une foule pro-iranienne survoltée à Los Angeles.
On s’attend à voir la Belgique contrôler la possession sans se créer beaucoup d’occasions franches en première demie, avant que Lukaku et De Bruyne ne combinent pour ouvrir le score après la pause. L’Iran ne se laissera pas faire en silence — il a montré contre la Nouvelle-Zélande qu’il peut revenir dans n’importe quel match — mais la profondeur du banc belge et l’expérience des grands matchs devraient faire la différence.
Score final attendu : Belgique 2, Iran 1.
La Belgique prend les trois points et se place en position idéale pour se qualifier du Groupe G. Les espoirs de l’Iran se joueront lors de la dernière journée contre l’Égypte, où il aura besoin d’un résultat pour garder en vie son rêve historique de phase éliminatoire.
L’horaire complet du Groupe G pour dimanche — toutes les heures en heure de l’Est :
- Tunisie contre Japon — 12 h HE
- Espagne contre Arabie saoudite — 12 h HE
- Belgique contre Iran — 15 h HE
- Uruguay contre Cabo Verde — 18 h HE
- Nouvelle-Zélande contre Égypte — 21 h HE
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