Seattle — L’été de football des États-Unis lors de leur propre Coupe du monde a terminé brutalement lundi soir, alors que la Belgique a démembré les hôtes 4 à 1 au Lumen Field pour se qualifier en quarts de finale face à l’Espagne.
La Belgique a pris le contrôle dès le premier coup de sifflet. Seule une intervention spectaculaire du gardien américain Matt Freese a empêché la Belgique de marquer dès la première minute, mais ce répit fut de courte durée. Charles De Ketelaere a ouvert le score à la neuvième minute, se faufilant pour pousser un passe astucieuse de Nicolas Raskin au fond du filet avant la ligne de but.
Les États-Unis ont trouvé une bouée de sauvetage face au cours du jeu. Balogun a obtenu une faute et Malik Tillman a balayé le coup franc grâce à une déviation importante pour égaliser. Mais l’égalité n’a duré que 56 secondes : à peine une minute plus tard, De Ketelaere a marqué brillamment de la tête sur un centre de Leandro Trossard, signant son doublé et une avance de 2-1 à la mi-temps.
La deuxième mi-temps a été marquée par des erreurs individuelles. Une bévue du gardien Matt Freese, qui a trop tardé avec le ballon à l’extérieur de sa surface, a permis à De Ketelaere de lui subtiliser la balle et de servir Hans Vanaken pour un troisième but. Romelu Lukaku a ensuite porté la marque à 4-1 en fin de temps additionnel, scellant un résultat sans équivoque. Ce but a renforcé le statut de Lukaku comme meilleur buteur de l’histoire des Diables rouges.
La Belgique a surpassé ses adversaires au chapitre des buts attendus (2,15 contre 0,67), accédant aux quarts de finale pour un troisième tournoi consécutif. Pour les hôtes, c’était un crève-cœur familier — éliminés par la Belgique, l’équipe qui les avait sortis en 2014.
Contexte de la polémique avant le match
La saga du carton rouge, qui avait dominé la préparation du match, planait sur la soirée. Une grande partie du monde s’est réjouie de l’humiliation des États-Unis suite à la controverse entourant la décision de la FIFA de suspendre la sanction d’un match imposée à Folarin Balogun après un carton rouge reçu lors des seizièmes de finale.
Le président Donald Trump a affirmé avoir demandé au président de la FIFA, Gianni Infantino, de revoir le carton rouge de Balogun, ce qui a soulevé des accusations d’ingérence américaine. Balogun a été aligné au coup d’envoi — et la Belgique a répondu sur le terrain. Les Diables rouges avaient la motivation supplémentaire de cette suspension annulée.
Points clés de la performance belge
- Contrôle immédiat : La Belgique a pris les devants dès la première minute de jeu.
- Double de De Ketelaere : Le joueur a marqué deux buts, dont un de la tête à la mi-temps.
- Supériorité statistique : 2,15 buts attendus contre 0,67 pour les États-Unis.
- Record de Lukaku : Le capitaine est devenu le meilleur buteur historique de son pays.
Il y avait une mince consolation pour la troupe de Mauricio Pochettino : les États-Unis avaient enfin remporté un match à élimination directe en Coupe du monde pour la première fois depuis 2002 au tour précédent. Mais être éliminé au même stade qu’il y a quatre ans laisse un goût amer — plusieurs joueurs américains étaient en larmes après le coup de sifflet final. La soirée de Christian Pulisic s’est aussi terminée tôt : il a dû quitter le jeu en deuxième mi-temps en raison d’une blessure à la cheville.
La suite : un rendez-vous redoutable contre l’Espagne
La récompense pour cette victoire éclatante de la Belgique n’a rien de tendre. Les Diables rouges se rendront au Los Angeles Stadium dans quatre jours pour affronter l’Espagne.
La Belgique puisera une réelle confiance dans la manière de cette performance. La volonté de Rudi Garcia de faire des choix audacieux — le plus frappant étant de laisser Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc contre les États-Unis — laisse croire à une équipe qui joue sans crainte. De Ketelaere arrive dans la forme du tournoi, et en Lukaku, ils disposent d’un finisseur qui réécrit le record de buts national.
Mais les questions défensives que la Belgique a masquées face à des États-Unis brouillons subiront un examen bien plus sévère. Le milieu de terrain espagnol dominera le ballon, et la Belgique pourrait passer de longues séquences à le courir après, forcée de défendre bas et de frapper en contre-attaque.
Pour une génération belge qui porte l’étiquette « dorée » depuis des années sans trophée majeur, un quart de finale contre l’Espagne est exactement le genre d’épreuve qui distingue un bon tournoi d’un tournoi mémorable. La gagner, et les discussions sur un véritable parcours en profondeur deviendront sérieuses.
La Belgique est qualifiée pour les quarts de finale et affrontera potentiellement l’Espagne, vainqueur du match entre l’Espagne et le Maroc. Cette victoire implacable confirme le statut de la Belgique comme une équipe redoutable sur la scène internationale.






