Une proposition inattendue de l’entourage de Donald Trump vise à remplacer l’Iran par l’Italie à la Coupe du monde 2026, mais elle a été fermement écartée par les autorités italiennes et la FIFA. Cette affaire diplomatique soulève des questions sur les qualifications et impacte les paris sportifs.
Les origines de la proposition surprenante
Paolo Zampolli, un homme d’affaires italo-américain proche de Donald Trump depuis les années 1990, occupe le poste d’envoyé spécial des États-Unis pour les partenariats internationaux depuis 2025. Il a révélé au Financial Times avoir proposé au président américain et à Gianni Infantino, président de la FIFA, de faire entrer l’Italie à la place de l’Iran dans le tournoi.
Son raisonnement repose sur le prestigieux palmarès italien avec quatre titres mondiaux remportés en 1934, 1938, 1982 et 2006. Zampolli rêve de voir la Nazionale briller sur le sol américain, hôte principal de la compétition. Il avait déjà tenté cette approche en 2022 pour la Coupe du monde au Qatar, sans succès.
Cette initiative prend aussi une tournure politique. Les tensions récentes entre Trump et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, exacerbées par des critiques du président américain envers le pape Léon XIV sur le conflit en Iran, pourraient être apaisées par ce geste envers Rome.
La réponse ferme des dirigeants italiens
Du côté italien, le rejet a été immédiat et sans appel. Le ministre des Sports, Andrea Abodi, a insisté sur le fait que les qualifications se gagnent sur le terrain, pas par des faveurs diplomatiques, et que cela n’est pas envisageable.
- Luciano Buonfiglio, président du Comité national olympique italien, s’est dit personnellement offensé par une telle idée de qualification offerte.
- Giancarlo Giorgetti, ministre de l’Économie, a qualifié cela de honteux.
- L’entraîneur Gianni De Biasi a rappelé la règle technique : en cas de forfait iranien, la place reviendrait à l’équipe suivante du groupe de qualification asiatique, non à une nation éliminée aux barrages européens.
Rome envoie un message clair : l’Italie refuse toute aide extérieure pour participer au tournoi.
Contexte des échecs répétés de la Squadra Azzurra
Pour saisir l’ironie, rappelons le parcours récent. Quatre fois championne du monde, l’Italie a terminé deuxième de son groupe UEFA derrière la Norvège d’Erling Haaland. Aux barrages, elle a chuté en finale de la voie A face à la Bosnie-Herzégovine le 31 mars, aux tirs au but (4-1 après 1-1).
Cela marque la troisième absence consécutive : 2018 contre la Suède, 2022 face à la Macédoine du Nord, et maintenant 2026 contre la Bosnie. La génération précédente a pris sa retraite sans vrai successeur, et l’Italie est reléguée dans un groupe européen secondaire.
La FIFA ferme la porte à toute spéculation
À Zurich, Gianni Infantino avait déjà tranché avant la révélation du Financial Times. Lors du forum Invest in America de CNBC la semaine dernière, il a affirmé que l’Iran participera, que le sport doit rester apolitique, et que les équipes qualifiées sur le terrain joueront.
Infantino s’est rendu en personne le mois dernier dans un camp d’entraînement iranien en Turquie. Il a confirmé que les trois matchs de groupe de l’Iran se dérouleront aux États-Unis, rejetant la demande de Teheran de les déplacer au Mexique à cause de la guerre. La FIFA n’a pas commenté directement la proposition de Zampolli, se contentant de renvoyer à cette position officielle.
En résumé, l’Iran est confirmé, et l’Italie suivra le tournoi de loin pour la troisième fois de suite, un fait inédit dans son histoire récente.
Impacts sur les paris sportifs
Pour les parieurs, cette polémique n’a pas vraiment ébranlé les marchés, car le remplacement reste improbable. Voici les éléments clés à surveiller :
- Iran dans le groupe F : Outsider face aux Pays-Bas, au Japon et à la Tunisie. Les cotes pour une qualification en huitièmes tournent autour de +400 à +450 chez les bookmakers. Aucune variation depuis l’annonce, confirmant la stabilité.
- Marchés hypothétiques sur l’Italie : Certains sites offshore proposent « L’Italie à la CM 2026 ? » avec des cotes de +2000 à +5000 pour le oui. Ce sont des paris spéculatifs sans valeur réelle, absents des bookmakers canadiens régulés.
- Groupe B et le Canada : La Bosnie, qui a éliminé l’Italie, affronte le Canada, la Suisse et le Qatar. Dirigée par Sergej Barbarez avec Edin Džeko et Benjamin Tahirović, elle est sous-cotée à +150 pour sortir du groupe. Le match Canada-Bosnie le 12 juin à Toronto s’annonce piégeux.
Évitez les paris exotiques sur un remplacement Italie-Iran : cotes élevées (+5000, +10000), mais probabilité quasi nulle et conditions floues.
Leçons pour les parieurs canadiens
La Bosnie mérite plus d’attention que son rang FIFA ne le suggère. Elle a vaincu l’Italie sous pression maximale après avoir sorti le pays de Galles. Pour le groupe du Canada, sous-estimer cette équipe serait une erreur. Concentrez-vous sur des analyses solides plutôt que sur les rumeurs.
Récapitulatif en points essentiels
- Proposition confirmée par Zampolli au Financial Times, reprise par Washington Post, Euronews et Reuters.
- Rejet total de Rome et confirmation FIFA de la présence iranienne.
- Pour les paris : misez sur la valeur de la Bosnie dans le groupe B ; fuyez les marchés dérivés de cette affaire.
L’Italie restera absente de la Coupe du monde 2026, l’Iran y sera, et les regards se tournent vers les matchs décisifs comme celui de Toronto.






